A l’ombre des mots – Mahmoud Darwish & Le Trio Joubran

Posted on 27 novembre 2011 | No responses

Enjoy it !

A l’ombre des mots – Mahmoud Darwish & Le Trio Joubran

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Elections dans le pays d’accueil : faut-il tenir compte de l’impact sur les intérêts du Maroc ?

Posted on 25 octobre 2011 | 2 responses

Trois jours avant l’élection, j’ai eu ue discussion avec un ami concernant les prochaines échéances éléctorales en France (les présidentielles). Cet ami est marocain. En 2007, il a voté Bayrou au 1er tour et Royal au second. Il ne fallait surtout pas lui parler de Sarkozy. Il lui sortait par les yeux…
Dans la discussion que nous avons eu il y a quelques jours, il m’a dit texto « je risque de te choquer mais si Hollande remporte les primaires socialistes, au 1er tour je voterai extrême gauche. Au 2ème tour deux choix s’offrent à moi soit je ne vote pas soit je prends sur moi et joterai Sarkozy !!!» 
Bien évidemment je lui ai demandé ce qui motive ce volte-face. Sa réponse était simple : Hollande se prononce clairement pour la position de l’Algérie sur le dossier du Sahara. Il a fait un déplacement à Alger mais à aucun moment il n’a cherché à se déplacer au Maroc. Il a rajouté « de toutes façons, il ne ferai pas les changer les choses en France alors pourquoi voter pour quelqu’un qui modifiera peut être la position de la France sur le dossier du Sahara» .
 
Quand je quittais cet ami j’avoue que je commençais à réflechir à sa position. Ma réflexion va continuet vu que c’est Hollande qui a remporté les primaires. Je me dis que son déplacement en Algérie a pour origine la communauté algérienne en France. Un électorat qu’il cherche à chouer. Ensuite, les relations internationales font partie des prérogatives du Président de la république. Toutefois, les promesses et les positions pendant la campagne ne sont pas toujours suivies d’actes une fois l’éléction confirmée.
Il n’en demeure pas moins qu’au delà de ce cas particulier, je me pose la question est-ce qu’une éléction qui se passe dans le pays d’accueil faut-il la conditionner aux intérêts du pays d’origine ?
Vaste débat. Il y aura probablement autant de réponses que de personnes. Personnellement, je vous avoue que je n’ai pas encore tranché la question.

اليهود في بلاد سوس

Posted on 5 octobre 2011 | 2 responses

Je me suis toujours intéréssée à l’histoire surtout celle du Maroc. J’avais des discussions interminables avec mon père à ce sujet. Il était un vrai passionné d’histoire. Il connaissait celle du Maroc avec une précision qui m’impressionnait. D’ailleurs certaines choses qu’il m’avait dit je les découvre au fur et à mesure que j’avance dans mes différentes lectures, rencontres et discussions.

A ce titre, samedi dernier j’ai été à l’expo « le Maroc & l’Europe : 6 siècles dans le regard de l’autre« . L’expo se termine samedi 08 octobre. L’entrée est gratuite. Elle vaut vraiment le détour. Compte tenu de l’état actuel du pays on peut avoir du mal à se rendre compte de la puissance passée du Maroc. Acteur régional stratégique, le Maroc alternait des périodes de puissance et faiblesse. Mais ce qui ressort de son histoire sur ces derniers 1200 ans : 1-une volonté farouche d’indépendance 2-ce pays a toujours était l’objet de convoitise de ces voisins prochains ou éloignés. Et ça continue jusqu’à nos jours. Bref, si vous êtes de passage à Paris d’ici samedi courrez voir cette expo. Pour info, cette expo est à l’initiative de Pau Dahan du centre du judaisme marocain. Une bonne partie des pièces exposées (photos, vêtements, documents) ont attrait aux marocains de confession juive.

Toujours en rapport avec l’histoire du Maroc, je suis tombée il y a quelques mois sur les vidéos de l’excellente émission « Amoddou»  (en amazigh veut dire voyage). Un de ses numéros était consacré aux juifs du sud du Maroc Souss. Ca permet de mettre en évidence la présence ancienne des juifs au Maroc (plus de 2000 ans certains pensent que ça remonte à plus de 3000 ans).

اليهود في بلاد سوس

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Celle-ci est pour la route. Cette chanson andalouse est parmi celles que j’adooore le plus. Là, elle est en version judéo-arabe

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PS : cet après midi, j’ai mangé « re9a9″ une sorte de sablé spécialité des juifs marocains. Excellent d’autant que c’était fait maison.

Débat sur la nouvelle constitution : ce que j’en pense

Posted on 29 juin 2011 | 6 responses

Le vote aura lieu le 01 juillet gageons que le « oui » l’emportera avec une majorité écrasante. Jusque-là je n’apporte rien à ce que vous avez lu depuis que l’allocution du roi le 17 juin. La grande inconnue demeure le taux de participation. Personnellement, je pense que ça oscillerait entre 70% et 80%.

Vous avez certainement lu énormément d’articles sur cette nouvelle constitution avec des analyses plus ou moins détaillées et plus ou moins pertinentes.

Pour ma part, je n’ai que deux grandes remarques :

1-      Il y a eu des avancées certaines relatives à la place donnée aux droits de l’homme. J’entends par là, la terminologie utilisée. Toutefois, reste à prouver par les actes qu’il y a une réelle volonté d’avoir des pratiques en accord avec les principes avancés.

2-      Il y a eu un début de séparation des pouvoirs. Je dis début car le roi à donner beaucoup de prérogatives au chef de l’exécutif appelé « président du gouvernement ». Mais, en même temps il n’a rien cédé… C’était un tour de passe-passe.

Par ailleurs, le troisième paragraphe de la préambule laisse perplexe :

Etat musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.

En lisant la deuxième phrase je me suis dit il est sûr que ceux qui l’ont écrit ont séché leur cours d’histoire-géo ou peut être qu’ils n’ont raté aucun cours du programme scolaire histoire-géo marocain !!! Comment peut-on défier la géographie et déclarer que la composante africaine n’est qu’un affluent du Maroc ?!!! Et comment peut-on oser mettre en premier lieu le composant arabo-islamique au détriment de l’amazigh ?!!! Pour le saharo-hassani on sait tous  à qui est adressé ce clin d’œil…

Ceci étant dit, dans l’ensemble ce draft de constitution est mieux que la constitution de 1996. C’est indéniable. Mais, il est loin, très loin, d’une constitution d’un véritable système monarchique parlementaire. 

Et c’est là, où les choses se corsent. Les vrais démocrates sont certainement tiraillés entre faire confiance au système et se dire c’est une étape transitoire qui va nous amener vers une véritable monarchie constitutionnelle d’ici à 15 ans ou 20 ans. Et ne pas faire confiance et dire comme l’a si bien résumé Mohammed Sassi (PSU) « on veut une monarchie parlementaire ici et maintenant ».

Les sceptiques qui ne veulent rien lâcher l’histoire leur donne raison. Parlant des 50 années d’indépendance Abdellah Laroui avait une formule qui mérite la méditation « le Maroc était dans une salle d’attente ». En 1999, avec l’intronisation du roi Mohammed VI on nous a bassiné avec la période de transition qui n’avait que trop durer. D’ailleurs, s’il n’y avait pas eu  ce printemps arabe nous serions restés dans cette période de transition où le monarque lui-même définissez le mode de gouvernance au Maroc en ces mots « monarchie exécutive ». Une fois sur twitter, j’avais posé la question « y-a-t-il quelqu’un pour m’expliquer ce que c’est qu’une monarchie exécutive ? ». J’avoue qu’à ce jour, je n’arrive pas à comprendre ce que le roi et le sérail appelaient « monarchie exécutive ».

Il y a des personnes qui appellent au boycott. D’autres qui pensent que le vote « non » a plus d’impacts et de poids. Personnellement, je suis d’accord avec les seconds.

Je reviens à ce que j’ai écrit au tout début. Dans le fond, ni ceux qui appellent au boycott ni ceux qui vont voter « non » n’auront un impact décisif sur le déroulement de ce referendum. L’Etat aura le « oui » massif qu’il souhaite. Et ce sans même recourir aux fraudes. C’est ce que j’appelle « le travail proprement fait ». Et c’est ce qui agaçant. Il faut mettre en perspective historique ce qu’on vit actuellement pour réaliser l’ampleur des occasions ratées par le Maroc dans sa quête de la modernisation et de la démocratie.

Pour ce faire, il faut remonter au 19ième siècle.  La pression des puissances coloniales qui s’exerçaient sur le Maroc a poussé les Sultans Abderhamane Ben Hicham, Mohammed IV et Hassan 1er avaient entamé des réformes. D’une part, ils avaient envoyé des étudiants en Europe. D’autre part, ils avaient  fait appel à des Européens pour moderniser l’armée et l’administration. Toutefois, ces réformes n’ont pas abouti. Cet échec trouve ses origines dans les obstacles imposés par les puissances coloniales. Mais, il y avait aussi des raisons internes au Maroc. Les Oulémas et les féodaux étaient contre ces réformes. Je signale au passage qu’à la même époque le Japon avait procédé comme le Maroc. Je fais référence à l’ère Meiji (lumière en japonais). On connaît tous la suite de l’histoire et pour le Maroc et pour le Japon.

Pour la petite histoire le premier draft d’une constitution marocaine remonte à 1908.

Après l’indépendance, le Maroc avait une élite que nombre d’observateurs qualifiés d’exception marocaine. Au-delà des appellations, nous avions une élite à la pointe de la modernité. Cette élite était porteuse d’un projet de société et d’espoir immense. Là encore nous connaissons la suite. 35 ans de guéguerre entre la gauche et le palais que le Maroc a perdu.

Histoire d’enfoncer le clou, en 1960 le Maroc et la Corée du Sud avaient pratiquement le même niveau de vie, les mêmes indicateurs sociaux. Nul besoin de vous rappeler que la Corée du Sud est actuellement une puissance économique mondiale.

Pour revenir à 2011, même si je n’ai pas vécu les années 60 et 70 quand la guéguerre entre la gauche et le plais battait son plein j’ai l’impression que la gauche « radicale » continue son entêtement dans ce nouveau bras de fer entre elle et le palais.

Mon analyse personnelle : ils partent du principe que pour changer la société il faut commencer par un changement en haut. L’emblème en serait la constitution. Limitation du pouvoir du roi, séparation des pouvoirs etc… Intellectuellement, c’est un raisonnement qui se tient. Toutefois, dans la pratique les 50 ans d’indépendance et le combat de la gauche durant tout ce laps de temps ont apporté la preuve incontestable qu’au Maroc à ce jeu de bras de fer autour des principes la gauche est perdante. Car 1-elle n’a jamais pu percer dans les campagnes. Son électorat est citadin. Et même dans les villes sa base n’est pas sans concurrence 2-Le taux d’analphabétisme et les structures archaïques du pays, zawayas en tête, jouent en faveur du palais.

Bref, à mon sens une autre approche s’impose. Celle de changer la société en profondeur. Si la gauche depuis 1962 ne s’était occupée que de l’enseignement/éducation il est sûr et certain que le rapport de force sera autre…

Si j’ai été à la place de ces leaders marocains qui cherchent à démocratiser réellement le pays je négocierai une seule chose avec le palais : le ministère de l’éducation. Je ne parlerai ni de séparation de pouvoir, ni des prérogatives du roi ni rien d’autres. Je négocierai juste le fait d’avoir carte blanche pour ce ministère aussi bien en termes de budget que de programmes scolaires. Là, les forces progressistes du pays auront un réel poids dans la société. Je rêve peut être. Il faut sûrement le faire de manière plus subtil. Je n’en sais rien. Bref, pour moi la clé de voûte du pays réside dans l’éducation. Il n’y a que comme ça que nous saurons réellement ce que veut ce peuple.

D’aucuns diront que le Maroc n’a plus le temps. Il lui faut la démocratie « ici et maintenant »  comme dirait Mohammed Sassi. Ma réponse est très simple : 1- même si le 01 juillet on nous fait voter la copie exacte de la constitution suédoise on ne pourra faire l’impasse sur l’instruction/éducation des masses. 2-Le pire scénario c’est qu’en 2025 on se retrouve dans la même situation qu’en 2011, 1960 ou le 19ième siècle. Autrement dit, l’éternelle tentative de réformes mais qui enfin de compte n’aboutit pas.

Une dernière chose, le palais a fait un tour de passe-passe qui consiste à changer tout en ne changeant rien ! Mais, j’ai remarqué de ce que j’ai pu lire que les démocrates contestataires oublient de dénoncer les forces d’inertie en dehors du palais qui sont bien réelles et aussi menaçantes. Je pense aux conservateurs du PJD qui ont bataillé pour inscrire la notion d’Etat musulman dans la constitution…

L’excellent travail et l’envoûtante voix de Françoise Atlan

Posted on 7 mai 2011 | 4 responses

L’actualité est lourde trop lourde. Vous entendez et lisez assez d’experts auto-proclamés qui vous expliquent la marche du monde.

Moi, je vous propose une échappée et un voyage dans une autre dimension grâce à l’excellente Françoise ATLAN. Sur ce blog vous pouvez vous renseignez sur son parcours.

Ce morceau me touche tellement qu’il me donne les larmes aux yeux. Les photos dans la vidéo sont anthologiques.

Jewish Sephardic wedding song from Morocco – Françoise ATLAN

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Ya Nass

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Tierras Ajenas

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Shalom | Salâm

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Doux-amer Maroc

Posted on 1 mars 2011 | 6 responses

Elle s’est immolée par le feu. Pour ceux qui adorent les superlatifs : premier truc en ceci, premier truc en cela, nous détenons le record de la première femme dans le monde arabe qui s’immole .

Certains ont été sans pitié avec elle à commencer par les autorités sous prétexte que c’est une mère célibataire. Comme si pour venir en aide aux plus démunis d’entre nous il faut remplir une liste de critères !!!

C’est dans ces moments-là que nous sommes renvoyés à nous-mêmes, aux valeurs que notre société prône. Je suis attristée de constater, hélas ce n’est pas la première fois ni la dernière apparemment, que nous vivons dans une société remplie de préjugés et d’injustices.

Le fossé entre riches et pauvres ne cessent de se creuser. Les inégalités sont criantes. Une minorité qui a un train de vie effarant. Une majorité qui peine à joindre les deux bouts.

Fadoua Laroui est une victime de tous les maux et les travers qui caractérisent notre cher pays : les passe-droits, le clientélisme, la corruption w zide w zide.

Fadoua Laroui n’est plus de ce monde. Elle est partie en laissant derrière elle 2 enfants qui grandiront sans mère. Elle a aussi laissé des parents qui la pleureront leur vie durant. Et bien faisons que cette mort ne soit par vaine. Exigeons un Etat de droit au lieu des passe-droits. Un Etat qui protège les plus démunis au lieu de choyer les nantis. Un Etat qui prône la méritocratie au lieu du népotisme et les réseaux. Bref, que sa mort serve à plus de justice et d’humanité.

RIP Fadoua Laroui.

Et le Maroc dans tout ça

Posted on 31 janvier 2011 | 17 responses

Une vague de révoltes et de soulèvements traverse les pays arabes. Après la Tunisie, c’est au tour de la rue égyptienne de crier tout le mal qu’elle pense de sa classe dirigeante le président en tête. L’Algérie, le Yémen ainsi que la Jordanie ont eux aussi connu des manifestations qui ont été réprimées. Mais gageons que si l’Egypte réussit de renverser Moubarak, et c’est un scénario fort probable renverser le régime j’ai quelques doutes là dessus, ça sera l’onde de choc qui va faire vaciller nombre de régimes arabes.

Qu’en  est-il du Maroc ? J’ai lu ici et là des articles dans la presse française qui je l’avoue m’ont tous fait sourire.

Un peu d’histoire nous aidera à comprendre ce qui se passe. Hormis la Jordanie*, tous les autres pays qui connaissent ces manifestatios sont des républiques. Des républiques qui ont connu de la fin des années 50 à celle des années 60 des révolutions qui ont porté au pouvoir des militaires. Au Maroc, il y a eu 2 tentatives de renversement de la monarchie. La première à Skhirat en 1971. La seconde dans l’espace aérien marocain en 1972. Toutes les deux ont échoué. Suite à ces deux tentatives non abouties feu Hassan II a supprimé le poste de ministre de la défense, tenu l’armée à distance et a dirigé le pays d’une main de fer. Car dans sa guerre avec la gauche il croyait pouvoir se reposer sur l’armée.

Quant à la gauche, dès les premières années du règne de feu Hassan II des désaccords ont éclaté entre lui et elle. Ces désaccords se radicalisant de plus en plus ont poussé nombre de gauchistes marocains à vouloir renverser la monarchie d’autant que le reversement des monarchies était dans l’air du temps à cette époque. Cette guerre des tranchées entre le palais et la gauche marocaine a duré du milieu des années 60 jusqu’au début des années 90. A partir de 1992, la gauche et le palais ont commencé à enterrer la hache de guerre. Ceci a été couronné par l’arrivée de la gauche au pouvoir dans une alternance voulue et portée par le palais. Les conclusions qui ont été tirées de cette longue période de lutte mutuelle :

1- le Maroc a perdu trop temps.

2- un consensus nationale sur la légitimité de l’institution monarchique. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des personnes qui soient anti-monarchiques. Ils existent mais ils restent mariginaux tout comme le sont les nostalgiques de Franco en Espagne ou les républicains en Angleterre.

D’ailleurs, si j’ai à résumer l’histoire récente (celle de l’après indépendance) du Maroc, je dirai que Hassan II a tout fait pour stabiliser son trône. Son fils Mohammed VI lance les chantiers d’infrastructures & économiques (quoiqu’il y a des choses à dire sur le plan économique) et j’espère bientôt ceux des réformes politiques.

Durant cette période où au Maroc la gauche et le palais se livraient une guerre sans merci dans les républiques arabes il ne se passait pas grand chose (en interne je parle) ou plutôt ces régimes militaires montraient leurs limites. D’où l’exaspération à laquelle on assiste. Car il ne faut pas oublier que les révolutionnaires promettaient monts et merveilles. Mais, ce dont on a assisté c’est le remplacement de monarchies décadentes par des républiques qui d’année en année devenues monarchies tout aussi décadentes.

Ne vous méprenez pas, je ne dis pas comme a pu le dire Khalid Naciri (porte parole du gouvernement) que le Maroc est un havre de paix et de démocratie. De la grogne ce n’est pas ce qui manque au Maroc surtout au Maroc profond (lire à ce sujet cet article de Ahmed Assid). Mais si révoltes il y a dans tout le Maroc, ce dont je doute très fort, ceux qui vont passer à la trappe ce sont le gouvernement actuel (loin d’être populaire) et fort probablement quelques Walis (gouverneurs). Le roi Mohammed VI, aussi surprenant que celui puisse être pour un européen surtout français, est très apprécié par les couches populaires marocaines.

De mon point de vue, la vraie et importante question est : combien de temps cet état de grâce durera-t-il ? A titre personnel et en tant que monarchiste convaincue j’espère que l’institution monarchique :

1- sur le plan protocolaire se débrassera du superflu qui n’est plus de ce temps

2- sur le plan politique entamera les réformes qui s’imposent à commencer par le changement de la constitution afin d’aboutir à une véritable monarchie constitutionnelle.

Dans quel processus ? et avec quels partenaires ? c’est à la classe politique de jouer son rôle.

Pour revenir aux soulèvements et rèvoltes des pays arabes, c’est très enthousiasmant et du fond du coeur j’espère pour ces pays que ces révoltes se transformeront en révolutions. Mais pas n’importe quelles révolutions, des révolutions abouties. De mon point de vue, qui n’engage que moi, l’un des grands problèmes des pays arabes c’est le manque de vision à long terme qui inclut la gestion à long terme. C’est bizarre à dire ils sont forts pour mener des révolutions mais sont loin de l’être pour ce qui de gérer l’après et faire vivre l’esprit de justice et de démocratie qui aminait la révolution. Espérons que cette fois-ci sera la bonne.  

(*) j’ai suivi sur aljazeera les manifestations en Jordanie. Les manifestants réclamaient la tête du gouvernement mais ne remettaient pas en cause la monarchie.

La Tunisie : il reste à transformer l’essai

Posted on 17 janvier 2011 | 8 responses

Une ère nouvelle s’ouvre aux tunisiens depuis le 14 janvier. Etant plus connectée à twitter qu’à mon blog depuis un an j’ai plus suivi et livré des commentaires sur twitter que sur mon blog.

Pour commencer, félicitations aux tunisiens qui ont pu faire aboutir une partie de leurs aspirations. Je dis bien une partie. Car selon mon humble avis le plus dur rester à construire et à consolider.

Autant je suis contente pour les tunisiens autant je n’ai absolument pas supporté les discours lyriques qui s’en sont suivis. C’est comme ça ! Je suis allergique à cette manie arabe qui consiste à crier victoire trop tôt. Et ce n’est pas pour jouer les rabat-joies mais tout simplement parce que  l’euphorie des indépendances et des révolutions militaires qu’ont connu les pays arabes dans les années 50 et 60 n’ont pas tenu leurs promesses. Je n’ai pas connu ces périodes-là mais malgré cela j’estime qu’on peut en tirer bp de leçons. Je n’ai même pas besoin de faire une dissertation, il suffit de citer ces pays et la longévité de leurs dirigeants au pouvoir :

- La Syrie : Bachar El Assad a été intronisé à la place de son père en 2000. Ce dernier a régné de 1970 jusqu’à sa mort en 2000. Pour l’anecdote ce n’est pas Bachar Al Assad qui devait être intronisé mais son frère ainé Bassel. Mais ce dernier est décédé dans un accident de voiture en 1994 donc le frère cadet l’a remplacé au pied levé ophtalmogiste de formation qu’il est !

- L’Egypte : Housni Moubarak règne depuis 1981 et prépare son fils pour lui succéder !!!

- L’Irak : on connait tous l’histoire.

- La Libye : Mouammar Kaddafi règne sans partage depuis 1969. Lui aussi prépare son fils pour reprendre les rênes du pays après lui.

- Le Yémen : Ali Abdullah Saleh est au pouvoir depuis 1990. Il n’a pas l’air de vouloir céder la place…

- L’Algérie : dirigé par des militaires qui tirent les ficelles quel que soit le président élu.

Tous ces « présidents»  et leurs prédécésseurs ont promis monts et merveilles en renversant des monarchies qu’ils estimaient dictatoriales, corrompues, dépassées etc…

Je dis ça, il n’y a aucune fatalité ni déterminisme. Encore une fois félicitations à nos voisins tunisiens. RDV dans au moins 5 ans pour faire le bilan. J’espère qu’ils seront capables de faire vivre un système démocratique dans cette zone géographique qu’on appelle le monde arabe. Je dois dire aussi qu’il y a des bons signes qui émanent de ce pays :

- Le taux d’alaphabétisation est le plus fort de l’afrique du nord 77%.

- L’armée est restée neutre et elle est soutenue par et soutient la population. A ce sujet, j’ai été agréablement surprise par les images de fraternité que j’ai vues entre la population et les militaires.

- Le degré de responsabilité et d’organisation des tunisiens. Cela s’est bp vu dans les comités de quartiers qui se sont organisés.

Comme je le disais dans le titre de ce billet : reste à transformer l’essai…

Envie de vomir

Posted on 19 décembre 2010 | 14 responses

Je considère que dans une démocratie tout le monde a le droit de s’exprimer tant que les mécanismes de l’Etat de droit fonctionnent.

Par principe et surtout depuis que cette majorité est au pouvoir je suis plus scandalisée par les propos racistes ou xénophobes des responsables politiques dits républicains (entre des ministres voire le chef de l’Etat) que par ceux des politiques de l’extrême droite.

Dernièrement Marine Le Pen a tenu des propos provoquants en assimilant les prières dans la rue à de l’occupation durant la seconde guerre mondiale. Un phénomène marginal soit dit en passant… Elle a refait une deuxième déclaration pour maintenir ses propos et les appuyer. J’avoue qu’avec tout ce que j’ai entendu depuis 2007 j’ai passé mon chemin peut être à tort. En revanche, ce que j’ai trouvé hautement indigne et scandaleux ce sont les propos de certains journalistes qui essaient de minimiser la sortie de Marine Le Pen.

Je redis pour la nième fois IL Y EN A MARRE DE LA POLITIQUE DU DEUX POIDS DEUX MESURES. Dès qu’il s’agit des musulmans tout est permis. Tout le monde se décomplexe. Et on est prié de trouver ça normal et de la fermer.

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Dans ce face à face, Luc Ferry considère Marine Le Pen comme républicaine ! J’ai peut être ratée un épisode !!!

Pour les amnésiques ou adeptes de la mémoire sélective un lien pour rappeler les exploits des goumiers durant la seconde guerre mondiale.

درس في التاريخ

Posted on 12 décembre 2010 | 2 responses

Il y a quelques jours j’avais du mal à trouver le sommeil. En zappant je suis tombée sur ce documentaire sur la chaine Al Jazeera. Très intéressant à voir et à méditer.

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