Je décroche

Posted on 11 mars 2010 | No responses

N’allez pas croire que je ferme boutique. Par « je décroche»  j’entends m’arrêter, momentanément cela va sans dire, de m’intéresser à ce que rapporte les médias français. Je commence sérieusement à saturer de tous ces propos racistes qui pullulent dans la classe politique française toute tendance confondue. Quoique la palme d’or est remportée haut la main par l’UMP.

Le dernier incident en date est la déclaration de Gérard Longuet président du groupe UMP au sénat. Selon ce valeureux élu de la république, le successeur de Louis Schweitzer, président sortant de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité), ne devrait pas être Malik Boutih mais plutôt une personne issue » du corps traditionnel français« . Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiyeh vous avez bien lu. Vous pouvez même le voir :

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Ce qui me tue c’est que Yazid Begag le soutient et le défend. Iwa zide me3a hada !!!

Dans la même veine, samedi dernier (06/03), dans l’émission de Thierry Ardisson « Salut les terriens» , l’inénarable Eric Zemmour déclarait que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes.  

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Mois de septembre dernier, j’avais publié un billet qui recence quelques propos racistes proférés par des hommes politiques sous la Vième république. Sur le Slate.fr un billet qui en recence quelques uns. Ca se recoupe.

Avec les élections régionales et le pseudo débat sur sur l’identité nationale on en a entendu des vertes et des pas mûres (ça promet pour les présidentielles). Donc pour préserver ma santé, j’ai décidé de décrocher. Ce matin par exemple j’ai oublié mon tél. Je m’en suis rendue compte en bas de l’immeuble. Alors que d’habitude je retourne pour le récupérer eh ben je ne l’ai pas fait. Au boulot, je ne me suis pas connectée sur le net je m’en suis très bien portée.

PS : dans une interview avec Nourredine Afaya, Marcel Khalifa avait déclaré qu’il a composé son album « Concerto al Andalus»  car il en avait marre d’entendre que nous sommes des arriérés.

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Comment allez-vous Messieurs ?

Posted on 8 mars 2010 | 5 responses

A la fin de cette journée consacrée aux femmes, je me demandais comment aller nos très chers Messieurs ? Je compatis sur 365 jours on vous en pique une. Ce n’est pas gentil de notre part nous autres les femmes ! :D Non je vous taquine :)

Ce que je pense de la situation de la femme de mon très cher pays je l’avais déjà exprimé d’une certaine façon dans un précédent billet. Ca se résume ainsi : c’est à la femme instruite de prendre conscience des pouvoirs et des moyens dont elle dispose pour faire évoluer les mentalités. Quant à celles qui n’ont pas eu la chance de passer par la case école j’ai vraiment honte pour mon pays.

Mais, à toutes où que vous soyez et quelle que soit votre situation je vous dédicace ces deux poèmes du très regretté Mahmoud Darwish :

درس من كاما سوطرا

 

بكأس الشراب المرصّع باللازرود

انتظرها،

على بركة الماء حول المساء وزهر الكولونيا

انتظرها،

بصبر الحصان المعدّ لمنحدرات الجبال

انتظرها،

بسبع وسائد محشوة بالسحاب الخفيف

انتظرها،

بنار البخور النسائي ملء المكان

انتظرها،

برائحة الصندل الذكرية حول ظهور الخيول

انتظرها،

ولا تتعجل فإن اقبلت بعد موعدها

فانتظرها،

وإن أقبلت قبل موعدها

فانتظرها،

ولا تُجفل الطير فوق جدائلها

وانتظرها،

لتجلس مرتاحة كالحديقة في أوج زينتها

وانتظرها،

لكي تتنفس هذا الهواء الغريب على قلبها

وانتظرها،

لترفع عن ساقها ثوبها غيمة غيمة

وانتظرها،

وخذها إلى شرفة لترى قمراً غارقاً في الحليب

انتظرها،

وقدم لها الماء، قبل النبيذ، ولا

تتطلع إلى توأمي حجل نائمين على صدرها

وانتظرها،

ومسّ على مهل يدها عندما

تضع الكأس فوق الرخام

كأنك تحمل عنها الندى

وانتظرها،

تحدث اليها كما يتحدث ناي

إلى وتر خائف في الكمان

كـأنكما شاهدان على ما يعد غد لكما

وانتظرها

ولمّع لها ليلها خاتما خاتما

وانتظرها

إلى ان يقول لك الليل:

لم يبق غيركما في الوجود

فخذها، برفق، إلى موتك المشتهى

وانتظرها!…

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الجميلات هن الجميلات
محمود درويش
 

الجميلات هنَّ الجميلاتُ
« نقش الكمنجات في الخاصرة« 
الجميلات هنَّ الضعيفاتُ
« عرشٌ طفيفٌ بلا ذاكرة» 
الجميلات هنَّ القوياتُ
« يأسٌ يضيء ولا يحترق» 

الجميلات هنَّ الأميرات ُ
« ربَّاتُ وحيٍِ قلق » 
الجميلات هنَّ القريباتُ
« جاراتُ قوس قزح » 
الجميلات هنَّ البعيداتُ
« مثل أغاني الفرح» 
الجميلات هنَّ الفقيراتُ
« مثل الوصيفات في حضرة الملكة» 
الجميلات هنَّ الطويلاتُ
« خالات نخل السماء» 
الجميلات هنَّ القصيراتُ
« يُشرَبْنَ في كأس ماء» 
الجميلات هنَّ الكبيراتُ
« مانجو مقشرةٌ ونبيذٌ معتق» 
الجميلات هنَّ الصغيراتُ
« وَعْدُ غدٍ وبراعم زنبق» 
الجميلات، كلّْ الجميلات، أنت ِ
إذا ما اجتمعن ليخترن لي أنبلَ القاتلات

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Pour les fans du tout sécuritaire

Posted on 25 février 2010 | 2 responses

« La sécurité est avant tout une superstition. Elle n’existe pas dans la nature, et aucun enfant des hommes n’en a jamais fait l’expérience.» 

                                                                                                                       Helen Keller

La république française : un colosse aux pieds d’argile ?

Posted on 21 février 2010 | 5 responses

J’ai refusé de consacrer des billets aux pseudo-débats sur l’identité nationale, la burqa, la candidate voilée du NPA. Je le refusais et continue de le refuser car il y en a marre des écrans de fumée… Les vrais problèmes sont ailleurs : les déficits publics abyssaux, la financiarisation de l’économie et ses conséquences, le chômage o zide o zide. Toutefois, mon impassabilité a atteint quelques unes de ses limites avec l’affaire du Quick halal.

A entendre les personnes qui se sont exprimées sur tous ces pseudo-débats en dénonçant le péril qui menace la république on dirait que la république française et ses valeurs fondatrices sont un colosse aux pieds d’argile. J’en doute vraiment, en revanche, quand il s’agit de la gestion des finances publiques je serais très tentée de dire que c’est bien le cas…

J’allais écrire plus longuement là dessus, mais en lisant cette tribune de Claude Weill, directeur délégué de la rédaction du Nouvel Observateur, je fais mien son point de vue :

Viande Halal chez Quick : « Le venin» 
Pour Claude Weill, la polémique lancée par le ministre de l’Agriculture n’est qu’un énième relent du débat sur l’identité nationale, où la désignation d’un « péril communautariste»  cache un « prétendu péril arabo musulman» .
Il est de bon ton de dire que le débat sur l’identité nationale a fait pschitt. Malheureusement, je ne le crois pas. Le mal est fait. Ce vaste défoulement collectif organisé sous l’égide du ministère de l’Immigration a produit son venin, qui ne cesse de diffuser au sein de la société française. Toutes sortes de préjugés malsains, d’idées nauséabondes, de réflexes xénophobes qui jusqu’alors n’osaient pas s’afficher ouvertement (sauf dans la bouche de celui qui se vantait justement de « dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas» ) ont désormais droit de cité. Les tabous sont tombés. Les esprits se débondent. Les remugles remontent à la surface. Et ça pue !
Etait-ce le but recherché par les instigateurs du douteux débat sur l’identité ? C’est en tout cas le résultat.
En l‘espace de quelques semaines, nous avons eu droit successivement à l’importation en France du débat helvéto-helvétique, inspiré par l’extrême-droite suisse, sur la construction des minarets. Puis au grand psy-show national sur la « burqa»  (mot choisi à dessein pour épouvanter les bonnes gens : la burqa, voile intégral grillagé d’origine afghane est à ma connaissance à peu près inconnu en France). Ensuite à un magnifique emballement politico-médiatique autour de la candidate NPA du Vaucluse, accompagné d’une ahurissante plainte en justice ( !) – comme si quelque texte que ce soit, dans l’abondante législation française, pouvait permettre de déchoir de ses droits de citoyenne une femme dont le seul délit est de couvrir ses cheveux d’un voile (en réalité, un foulard noué sur la nuque comme en portaient les femmes de la campagne dans mon enfance).
Et aujourd’hui, c’est le ponpon, voila que le ministre de l’agriculture dénonce – au nom des principes de la République, bien sûr ! – la décision de la chaîne Quick de retirer la viande de porc de quelques établissements. Comme s’il n’existait pas déjà des centaines de restaurants et d’épiceries halal ou casher. Comme si on ne trouvait pas des petits oratoires dans une foultitude de restos chinois ou indiens. Comme si la plupart des cantines de France ne servaient pas du poisson le vendredi, en souvenir de la mort du Christ.
En réalité, ce à quoi on assiste, sous couvert de défense de la République et de lutte contre le « péril communautariste»  (nom de code pour désigner exclusivement le prétendu péril arabo-musulman, car le communautarisme chinois ou juif, tout le monde s’en fout, il est tout à fait accepté et même, à l’occasion, célébré), c’est tout simplement à la mise au ban de l’Islam de France. Et ce qui révulse le républicain laïc que je suis, c’est que cette sale besogne s’accomplit sous l’invocation des plus nobles idéaux. Ah, les Tartufes de la République ! Quelle surprise de voir certains leaders de la majorité jouer les hérauts de la laïcité pure et dure – souvent les mêmes qui mirent le peuple de droite dans la rue, en 1984, pour défendre l’enseignement confessionnel privé. Quel étonnement de les voir convertis en champions de la cause des femmes – eux qu’on n’a jamais connus très allants pour combattre les discriminations sexistes ou les violences faites aux femmes.
Pas besoin d’avoir l’ouïe très fine pour entendre ce qui se cache sous tous ces grands mots : l’invocation des principes républicains n’est bien souvent que l’alibi de l’islamophobie. Et l’islamophobie, parfois, le camouflage sémantique d’un pur et simple racisme qui n’ose pas – pas encore ? – s’avouer.
Ainsi que l’écrivait récemment mon maître et ami le professeur Alfred Grosser, amusez vous à remplacer « musulman»  par « juif»  dans tout ce qui se dit et s’écrit aujourd’hui sur l’Islam, et vous verrez quel effet cela produit…

Une petite confession

Posted on 15 février 2010 | 11 responses

Dans une petite discussion entre collègues sur la Saint Valentin, je leur dis que je trouve qu’on en fait trop autour de ce jour. Et le meilleur cadeau qu’on puisse m’offrir ce jour là c’est justement ne pas m’en offrir. Ca les a surpris. On (je parle des filles/femmes) est peut être minoritaires à penser ça. Mais on existe. 

Pour ceux qui se posent la question pourquoi ? ma réponse est que pour certaines choses je n’aime pas me fondre dans la foule. Concernant la Saint Valentin, il y a 365 jours pour manifester son amour et pas que par les fleurs ou le chocolat mais surtout par les actes.

Pendant ce temps-là…

Posted on 10 février 2010 | 5 responses

On nous casse les pieds avec le débat sur l’identité nationale, la burqa, la candidate -à peine- voilée du NPA (le nouveau parti anticapitaliste), etc… Et pendant ce temps là le déficit public atteint des sommets plutôt une profondeur insondable. A ce sujet, le dernier rapport de la Cour des Comptes est assommant.

Cet article de Claire Guélaud (Le Monde) en rend compte.

Le risque d’emballement de la dette publique préoccupait Philippe Séguin. Le rapport public annuel 2010 de la Cour des comptes, le dernier intégralement porté par l’ancien Premier président avant sa disparition brutale, dans la nuit du 6 au 7 janvier, en témoigne. Présenté mardi 9 février par Alain Pichon, doyen des présidents de chambre, et par Claire Bazy-Malaurie, rapporteur général, il revient en termes sévères sur l’état des finances publiques. « Le déficit et l’endettement publics, y est-il écrit, ont dépassé en 2009 tous les repères qui avaient été fixés pour en faciliter le pilotage et les risques d’emballement de la dette se sont accrus, ce qui renforce l’urgence du redressement des finances publiques « .

Contrairement au gouvernement, la Cour ne pense pas que la dégradation du déficit public, à environ 8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009, soit entièrement imputable à la crise. Elle est même persuadée du contraire. Moins de la moitié de ce déficit résulte, selon elle, de la récession. Le reste, c’est-à-dire le déficit structurel (hors conjoncture), représente au moins 4 points de PIB.

Entre 2008 et 2009, ce déficit structurel s’est encore creusé, de l’ordre de 0,6 point de PIB, en raison de la forte progression des dépenses publiques (+ 2,6 % en volume) hors plan de relance et des baisses d’impôt pérennes, comme la réduction du taux de TVA dans la restauration.

« RISQUE DE DÉGRADATION DE LA NOTATION» 

Sans action structurelle sur la dépense et sans préservation des recettes, la dette publique friserait les 100 % du PIB en 2013 (contre 77 % en 2009). A cette date, les intérêts atteindraient 4 % du PIB soit 90 milliards d’euros. Autant que le produit de la CSG.

La charge de la dette ne serait alors « plus très loin du seuil de 10 % du produit des prélèvements obligatoires au-delà duquel il existe un risque, certes non automatique, de dégradation de la notation des dettes souveraines» , préviennent les magistrats financiers. « Il faut, ajoutent-ils, ramener rapidement la dette à un niveau permettant de retrouver des marges de manœuvre, et ce sera d’autant plus dur que l’ajustement aura été différé» .
 

Lucide, la Cour rappelle que la capacité de la France à réduire sa dette a été « jusqu’ici plus faible que celle des autres pays»  et que les objectifs de redressement inscrits dans ses programmes de stabilité n’ont jamais été atteints.

Elle s’inquiète par ailleurs de l’état des comptes sociaux. Malgré les hypothèses « relativement optimistes»  retenues en matière d’évolution de la masse salariale ou des dépenses d’assurance-maladie, « le déficit du régime général serait toujours d’environ 30 milliards d’euros en 2013 selon les prévisions du gouvernement» . « A un tel niveau de déficit, l’équilibre ne pourra être rétabli sans une remise en cause du niveau de protection sociale ou sans une forte augmentation des prélèvements sociaux» , dit-elle.

En matière de gouvernance des finances publiques, la haute juridiction financière estime « bien plus important»  de faire les réformes structurelles nécessaires que de « mettre en place une règle, organique ou constitutionnelle, d’équilibre à moyen terme, nécessairement complexe et risquant d’être contournée» . Elle plaide enfin à nouveau pour une réduction des niches fiscales et sociales.

 
Pour ceuxqui s’intéressent aux dépenses publiques dans l’Hexagone, le magasine Capital consacre son numéro du mois de février « aux gaspillages des élus locaux« . On en apprend des vertes et des pas mûres. Avant goût dans l’édito de François Genthial :
Chers élus locauxNotre pays aux 300 fromages est aussi un millefeuille administratif. 4 039 cantons, 100 départements, 26 régions. Et 35 000 communes, autant que toute l’Europe réunie. Voilà un record qui coûte cher : les dépenses des collec­tivités ont atteint 215 milliards d’euros en 2008, soit une progression de 79% ­depuis 2000. Dans le même temps, la ­fiscalité locale a augmenté de 43,4%. Et rien ne semble pouvoir arrêter cette folle envolée. Les lois de décentralisation ­successives ont donné suffisamment de pouvoirs aux maires, conseillers généraux et régionaux pour signer des chèques, des chèques et encore des chèques. A l’infini ? On peut le craindre, si une réforme radicale (et celle actuellement à l’étude au Parlement ne l’est pas) n’est pas entreprise. En témoigne le grand dossier que nous consacrons aux gaspillages (page 48). Certains font sourire, comme le miel bio du conseil général du Pas-de-Calais à 130 euros le kilo… D’autres font peur, comme les emprunts à risque souscrits avec une incroyable désinvolture par certains de nos édiles : ils vont coûter dans les années à venir des dizaines de millions d’euros aux collectivités. Du coup, à côté de cet océan de ­dépenses, les efforts de l’Etat pour supprimer une poignée de postes semblent presque dérisoires.

Dérisoires, aussi, bien que méritoires, les tentatives de Bercy pour récupérer auprès des riches exilés quelques centaines de millions d’euros. Une longue ­histoire, la fraude fiscale et les Français… Nous avons remonté le temps avec ­amusement (page 126). En 21 ap. J.-C., plusieurs peuples gaulois se révoltaient contre les impôts de Rome. En 1340, ­d’ingénieux contrebandiers échappaient à la taxe sur le sel, la gabelle. En 1922, déjà, lors d’une conférence internationale, les représentants français voulaient ­imposer la régulation des mouvements de ­capitaux et l’échange d’informations ­entre administrations fiscales. Bon ­courage, Monsieur le ministre du Budget !

1er mars 2010 : journée sans les immigrés

Posted on 3 février 2010 | 14 responses

Vous avez peut être entendu parler de cette initiative : le 1er mars une journée sans les immigrés. Compte tenu de l’ambiance nauséabande en France, je trouve que cette initiative, première de son genre dans l’Hexagone, tombe à point nommé.

24h sans nous

Le 1er mars donc les immigrés sont appelés (et libre de suivre ou pas) à ne pas travailler et à ne pas consommer. Pour ma part, la décision est prise : ma journée du 1er mars est déjà posée. Dans la famille, tout le monde a fait pareil.

De ce que je sais, cette initiative est inspirée d’un mouvement mené par les Hispaniques aux Etats Unis face aux exactions de l’administration Busch.

Pour plus d’informations voici l’adresse du site officiel : http://www.la-journee-sans-immigres.org/ 

J’espère que cette initiative sera suivie.

La France décomplexée

Posted on 30 janvier 2010 | 15 responses

Voilà où ça nous mène les discours sur la droite décomplexée, le débat sur l’identité nationale et d’aures joyeusetés du genre

http://www.dailymotion.com/videoxbupl9

Comment tuer une publication par coup de condamnations : le cas « Le Journal Hebdo» 

Posted on 25 janvier 2010 | 9 responses

J’en avais parlé dans un billet précédent. Le 30 septembre 2009, la Cour suprême avait condamné le Journal Hebdo a versé 250 000 euros d’amende Caude Moniquet directeur du centre européen de recherche, d’analyse et de conseil en matière stratégique (ESISC). L’affaire remonte à décembre 2005, le Journal Hebdomadaire avait publié un dossier critiquant un rapport sur la situation au Sahara commis par ledit centre. Il a été reconnu coupable de diffamation.

Mardi 19 janvier 2010, le tribunal de deuxième instance de Casablanca a ordonné la saisie des comptes et des biens du Journal Hebdo. Montant à verser 3 500 000 Dhs. Décidément la démission de Aboubaker Jamai n’a pas suffi à limiter les dégâts…

On peut être d’accord ou pas avec la ligne éditoriale de ce journal, mais une chose est sûre il ne laisse pas indifférent. Loin s’en faut. Et quand on fait le chronologie des attaques et des harcelements qu’il a subis de la part du pouvoir, on se rend compte que pour les responsables ce canard dérange.  Alors, quoi de mieux pour le faire taire que de le condamner à verser des sommes astronomiques.

A force de s’acharner, ils vont peut être finir par réussir. A titre personnel, je ne le souhaite pas.

L’illusion d’une certaine forme de pouvoir

Posted on 20 janvier 2010 | 2 responses

« Il doit nécessairement craindre beaucoup celui qui est craint de beaucoup» 

                                                                                      Sénéque

Une phrase que j’avais bp aimé quand je l’ai entendue la première fois il y a plus de 5 ans :

« Le pouvoir existe pour celui qui le reconnait…» 

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