Quand une chaine kuwaitienne diffame les Marocains
Posted on 26 août 2010 | 10 responses
Certains d’entre vous ont sûrement entendu parler de cette affaire qui a pris des proportions de crise diplomatique entre le Maroc et le Kuwait. Il s’agit de la série « Bu Quatada & Bu Nabil» diffusée sur la chaine kuwaitienne « Al Watan» depuis 2005. Cette année, dans deux épisodes le Maroc est présenté sous un angle très sombre.
J’ai peut être des aieux anglais (!) mais en ayant regardé ces épisodes la seule réflexion que j’ai eu c’est « lahla ya7hihom» . Je me dis que c’est peut être parce que j’ai rien à faire de ce que pense ces gens-là de notre pays… En revanche, je me suis intéressée à ce qui s’est dit que ce soit par les officiels marocains principalement Khalid Naciri, ministre de la communication et porte parole du gouvernement, ou monsieur tout le monde dans les forums et les sites sociaux. Et j’ai remarqué que tout le monde se concentre sur ce qui a été dit sur les femmes marocaines. Rares sont ceux qui ont relevé l’image dépeinte du fonctionnaire de la douane décrit comme corrompu jusqu’à l’os.
J’ai du mal à croire la sincérité de leurs excuses bien que cette chaine ait précisé que 1-ils ne cherchaient aucunement à nuire à l’image du Maroc et des Marocains mais plutôt à traiter des fléaux qui touchent la société kuwaitienne. 2-c’est une série fantaisite. Car dans ce cas, pourquoi 1- y mêler le Maroc 2-le nommer tant que tel.
Pour autant je ne souhaite pas que cette affaire prenne des proportions telles que le délire qu’il y a eu entre l’Egypte et l’Algérie pour un mathc de foot. Je pars du principe que lorsque nous savons ce que nous valons nulle besoin de sombrer dans l’excès. Comme dirait Charles-Maurice de Talleyrand « tout ce qui est excessif est insignifiant« … A ce titre, j’ai bien apprécié l’intervention de Abdelhak Zarouali sur Al Jazeera.
Le sarkozysme, la droite-extrême et l’extrême-droite
Posted on 9 août 2010 | 3 responses
Avant que Nicolas Sarkozy ne soit élu président de la république je disais que s’il y parvient on allait se réveiller avec une sacrée gueule de bois. Mais, je ne m’attendais pas à ce que soit à ce point.
La droite française dite républicaine n’a plus de républicain que le nom ! Chaque jour apporte son lot de stigmatisation et d’atteinte aux droits, libertés et institutions de la république. Les dernières en date, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux qui parle de « présomption de culpabilité» !!! Et le ministre de l’Industrie Christian Estrosi qui a déclaré ce matin « Français ou voyou il faut choisir» !!!
A ce sujet, je souhaite partager avec vous cet article lu sur le Nouvel Obs
Auparavant, tous ceux qui se soulèvent contre cette stigmatisation des Français appelés » d’origine étrangère» peuvent signer la pétition suivante : cliquez ICI.
Qu’il est réconfortant ce premier tollé contre les derniers projets du pouvoir! Premier, puisqu’il faudra nécessairement que nos voix se fassent entendre plus fortement encore pour défendre les valeurs de la République, le 4 septembre prochain. Mais quelle naïveté chez ceux qui y voient un “dérapage”, une “outrance”, une pure opération électoraliste, une manoeuvre de diversion destinée à conquérir des voix du Front National. À croire qu’ils n’ont jamais vraiment lu ni écouté les discours nous sommes pourtant abreuvés depuis quelques années. Aucune des mesures qui nous font frémir ou nous soulèvent le coeur n’est le fait des circonstances. Il n’y a ni exagération ni infléchissement, ni même durcissement d’une ligne politique. Nous sommes dans le droit fil de l’idéologie sarkozyste dont beaucoup s’obstinent encore à nier l’existence et dont l’actuel président de la République n’est jamais que le principal, mais provisoire porte-parole.
Nous assistons à l’une de ses dernières et inévitables évolutions: la confusion, dans une France qui glisse lentement vers la droite, entre cette droite-extrême qu’est le sarkozysme et l’extrême-droite classique. Dans le dernier programme en vente à ce jour (car le catalogue varie de jour en jour) nous trouvons donc – la déchéance de leur nationalité française de certains Français “d’origine étrangère” qui auraient volontairement porté atteinte à la vie d’un membre des forces de l’ordre (première version présidentielle) ou (seconde version ministérielle) contre les coupables de polygamie, d’excision, d’appel au travail illégal , voire d’actes de délinquance grave (sic) – la fin de l’acquisition automatique de la nationalité française au moment de la majorité pour des mineurs étrangers s’ils ont commis des actes de délinquance – la dénonciation explicite de l’immigration comme facteur de délinquance – des mesures censées mettre fin au “comportement” de “certains parmi les gens du voyage et les Roms”, dont “la reconduite quasi immédiate des Roms qui auraient commis des atteintes à l’ordre public ou à des fraudes en direction de la Roumanie et de la Bulgarie” et des expulsions des campements illégaux. – des peines de prison pour les parents de mineurs délinquants en cas de défaillance caractérisée (deux ans d’après l’honorable parlementaire, Eric Ciotti, qui dit mieux?) – l’extension du système des peines planchers en cas de violence – une peine de 30 ans de réclusion pour les auteurs de crime contre un représentant des forces de l’ordre…
Ce déluge de réformes n’a que l’apparence d’une énumération à la Prévert. Il faut être aveugle pour ne pas voir, derrière chacune de ces mesures ou de ces déclarations, une conception très précise et singulière de l’homme, de la société et des libertés, un dessein parfaitement réfléchi, extrêmement cohérent et inlassablement répété. Bref, une “idéologie”, terme que le sarkozysme réfute toujours pour en affubler ses adversaires puisque, pour lui, l’idéologie c’est toujours l’autre.
Au fond de cette idéologie, il y a le fantasme archaïque d’une humanité simplifiée, sans le moindre degré de complexité. Avec d’un côté les bons, de l’autre les mauvais. D’un côté, ceux qui respectent des valeurs fondamentales que le candidat à l’élection présidentielle énumérait dans un de ses discours de campagne, à Marseille, le 19 avril 2007: “la famille, la patrie, la religion, la société, le travail, la politesse, l’ordre, la morale”. De l’autre, tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre ne les respectent pas et qui, selon l’une des expressions favorites du régime, ramassée sur le zinc d’un comptoir et à nouveau ressassée ces derniers jours, “empoisonnent la vie des honnêtes gens”. À partir de cette vision manichéenne du monde, se bâtit l’autre fantasme, plus récent, d’une société sans risque, aseptisée, obsédée par une sécurité absolue, dans laquelle les principes de précaution puis d’exclusion s’appliquent à tout ce qui peut représenter un danger. Le ressort idéologique secondaire est donc la peur. Peur, minutieusement entretenue, de tous les fauteurs de trouble de ce nouvel ordre moral et sécuritaire. Dans cette société violente, on préférera stigmatiser, déchoir, humilier, expulser, enfermer que d’affronter les vrais problèmes. Contrairement au credo affiché, il ne s’agit pas d’être efficace, mais de frapper fort, devant les médias, et d’impressionner l’opinion publique.
Rejoignant les thèmes fondamentaux de l’extrême droite, le sarkozysme met au premier rang de ces peurs l’étranger ou l’immigré qu’il assimile constamment au délinquant, fustigeant les “cinquante ans d’immigration insuffisamment régulée” (y compris donc de 2002 à 2004 et de 2005 à 2007…), martelant que “la question des étrangers est un problème majeur dans notre pays” (Frédéric Lefebvre, le 5 août dernier). Si le mot xénophobie a un sens, il faut donc admettre, après tant d’années de démonstration acharnée, que le sarkozysme est xénophobe. Qui a oublié les propos de Nicolas Sarkozy, le 22 avril 2006,: “si certains n’aiment pas la France, qu’ils ne se gênent pas pour la quitter”, calqués sur le slogan de Philippe de Villiers, rallié depuis lors: “la France, aime-là ou quitte-là”, et directement inspirés de la vulgate lepéniste. Qui ne voit pas la politique inhumaine et féroce de reconduite à la frontière qui brise chaque jour des familles et des vies? Tout ceci sous la houlette d’un calamiteux ministère de “l’identité nationale”. Qui a oublié voici à peine deux mois, la condamnation en première instance à 750 euros de notre jovial ministre de l’intérieur pour injures raciales pour avoir dit, à propos des personnes d’origine arabe: “Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes”? Nous sommes face à une xénophobie populiste qui s’inscrit dans le nationalisme le plus obscur, le plus rétrograde qui soit.
Le projet actuel concernant la déchéance de nationalité s’inscrit dans le droit fil de cette idéologie. Il s’appuie sur des notions héritées de notre histoire la plus sombre. L’expression de “Français d’origine étrangère” estampille définitivement le projet. La stigmatisation des Roms et de leur “comportement” est très exactement de la même veine. D’autant qu’il confond intentionnellement dans la même opprobre ces citoyens de l’Union Européenne (Bulgares et Roumains) avec les “gens du voyage”, dont l’immense majorité est française. Tout ceci devient insupportable. Nous sommes aux antipodes d’une société républicaine où l’égalité, la liberté, le respect de l’autre, la tolérance, la solidarité, le partage sont à la base de la paix civile et du progrès social. Les Français sont tous égaux devant la loi. Pourquoi ce principe fondamental est-il inscrit à l’article premier de la Constitution? Parce que la France ne veut plus revivre les abominations d’une politique raciste et xénophobe. Parce que les fondateurs de notre République ont voulu interdire à tous les gouvernants de distinguer selon l’origine. Parce qu’ils ont voulu faire de notre pays une terre d’accueil, de solidarité et d’asile. Oui, ces projets sont anticonstitutionnels. Pire, ils sont indignes.
Les autres mesures sur la délinquance et les mineurs tentent, eux, de nous persuader que nous sommes dans un monde en guerre. Cette énième déclaration des hostilités attire heureusement autant de sourires que les hardiesses d’un général boum-boum dans une opérette d’Offenbach. Selon la recette usée jusqu’à la corde du sarkozysme triomphant, il s’agit de faire voter une nouvelle loi qui, cette fois-ci, on vous le jure, anéantira l’ennemi. Dans cette conception affligeante de la loi, il suffit d’aggraver une peine pour stopper la criminalité. On imagine les délinquants, attentifs, eux, aux éditions de septembre du journal officiel, tourner fébrilement les pages de la rubrique “textes législatifs” et déposer subitement les armes en voyant l’imparable sévérité de ce gouvernement. Arrêtons de plaisanter et de se moquer du peuple. Les peines plancher sont un effroyable échec malgré les statistiques joyeuses du ministère de la justice. On croyait que la récidive avait épuisé jusqu’aux ultimes ressources de la démagogie. Le président de la République a relevé le défi. Lui qui avait promis de régler définitivement le problème de la récidive avant la fin de l’été. 2007. La dernière loi sur le sujet date du mois de mars dernier. Les parents des mineurs récidivistes seraient donc sanctionnés pénalement. Si jamais ce projet lumineux était adopté peut-être se trouvera-t-il un juge – constitutionnel par exemple – pour rappeler que, dans une démocratie, toute responsabilité pénale est individuelle. Personne ne peut être puni pour une infraction commise par un autre, même son frère, même ses parents, même ses enfants. Il fut un temps, fort lointain, bien bien avant la Révolution française, où la responsabilité était familiale. C’était le temps des huttes, des peaux de bêtes, des clans et des vendettas. Le progrès, la civilisation sont passés par là. Le droit aussi. Mais la “performance de la sécurité intérieure”, on peut le comprendre, a ses exigences. Supérieures aux avancées de l’humanité. Il nous fallait, jusque présent, pour tenter de raisonner ce gouvernement, nous arc-bouter sur les principes de la convention européenne des droits de l’homme. Il a fallu se replier sur le programme du conseil national de la résistance. Puis s’arrimer aux acquis de la Révolution. Nous voici rejetés, avec ce projet fou, aux premiers temps de l’humanité.
Certains parlent de Vichy, d’autres même de nazisme. Il faut garder raison. Nous quittons la démocratie – le constat est déjà assez rude – pour nous engager dans un Etat-limite où le mot d’ordre est à la répression, aux expulsions, aux enfermements, à la surveillance. Ce qu’il reste de la police est jeté, en pure perte, aux avant-postes d’une bataille purement idéologique. On assiste parallèlement à une mainmise de la police (d’une certaine police en tout cas) sur les institutions de la République. Pas simplement par la nomination de super-policiers comme préfets. Le Figaro nous apprend ainsi que “ce plan de bataille [a été ]soigneusement mis au point par l’Elysée, à coup de réunions secrètes avec la haute hiérarchie policière, sous la houlette sur secrétaire général de l’l’Elysée, Claude Guéant”. On ose à peine rappeler que ce dernier fut nommé directeur général de la police nationale par Charles Pasqua en 1994. Quel bonheur de voir ainsi la police, aux plus hautes marches de l’Etat, veiller au bon fonctionnement de nos institutions! Quelle chance pour nos libertés, surveillées avec autant de sollicitude par la maréchaussée!
Toute cette agitation, à moins de deux ans des élections présidentielles, précipite une évolution ancienne et lourde de dangers pour la société française: le renforcement et la banalisation des idées du Front National. Elle traduit la confusion tragique de deux discours: celui du sarkozysme et celui de l’extrême-droite. Il est encore trop tôt pour savoir qui, dans les urnes, profitera de cette gémellisation des extrêmes si ce n’est que le Front National a l’avantage de l’ancienneté et que l’électorat, sur toute l’étendue de l’échiquier politique, a toujours préféré l’original à la copie. Le sarkozysme s’était jusqu’à présent préservé de ce danger en usant et abusant du discours paradoxal, en citant parfois Jaures ou Blum, en grappillant quelques idées de l’opposition ou en séduisant quelques figures usées de la gauche. Ce temps est passé. Il n’y a plus aucun lien possible entre la gauche et le sarkozysme. Comment ne pas éprouver une sincère compassion pour Jean-Marie Bockel, toujours secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Justice – et des Libertés! – qui vient de se voir confier une mission de réflexion et de proposition sur la prévention de la délinquance des jeunes? Un autre rapport aurait été bienvenu sur la future triple peine qu’instaure le projet de déchéance de la nationalité.
Il va donc falloir s’habituer à ce discours commun, à ces propositions croisées, à cette surenchère permanente du sarkozysme et de l’extrême droite. Nous n’en sommes qu’aux prémisses. Le pire est à venir car cet électorat va vouloir des actes: c’est précisément là que nos compères seront départagés. Attendons-nous à la démagogie la plus épaisse. À d’autres mesures vengeresses. Tous les préjugés, toutes les peurs vont être exploités jusqu’à la lie. Il n’est pas étonnant que, dans un premier temps, ces mesures, habilement présentées, recueillent l’assentiment d’une majorité de la population. Elles sont minutieusement étudiées pour, dans un premier temps, flatter ce qu’il y a de plus bas, de plus vil, de plus vulgaire en nous tous. Mais il suffit d’un peu de réflexion, d’un peu de temps pour que la raison reprenne ses droits.
Il appartient à tous les démocrates, où qu’ils soient, qui refusent ces extrêmes, de se mobiliser. De choisir, comme d’habitude, la voie difficile, longue, risquée de la réflexion, de la mesure, de la responsabilité pour rappeler quelles sont les vraies valeurs de la République.
Emmenez-moi
Posted on 19 juillet 2010 | 7 responses
Je suis très sérieuse, emmenez-moi ailleurs
Mon humeur du moment
Posted on 5 juillet 2010 | 3 responses
Sans pouvoir le justifier, ou peut être juste un peu, mon humeur du moment est bien illustrée par le chef d’oeuvre de Vivaldi « les 4 saisons»
http://www.dailymotion.com/videox7vwkxLa quantité négligeable de la république
Posted on 24 juin 2010 | 2 responses
L’équipe de France est éliminée de la coupe du monde. Un soap-opéra qui a enfin pris fin hier. Au delà de ce feuilleton qui a été suivi et commenté par le monde entier ce qui attire l’attention, en tout cas pour moi, ce sont les réactions à l’intérieur de l’Hexagone. Celles du pseudo-philosophe Alain Finkielkraut et le retournement de veste de la ministre de la Santé et des Sports Roselyne Bachelot ont particulièrement retenu mon attention.
Interviewé par Pierre-Louis Basse sûrement en qualité de Docteur ès football, Alain Finkielkraut a déclaré être » atterré» mais « pas forcément étonné» . N’ayant peur de rien, sûrement pas le ridicule, il a qualifié l’équipe de France de « voyous» . En rajoutant (celle-là elle m’a bien fait marrer) :
« On a rêvé avec l’équipe de la génération Zidane aujourd’hui on a plutôt envie de vomir avec la génération caillera» .
Je disais qu’elle m’a fait marrer car le même Finkielkraut avait décalré en 2005 dans une interview au journal israélien Haaretz :
« Les gens disent que l’équipe nationale française est admirée par tous parce qu’elle est black-blanc-beur. En fait, l’équipe de France est aujourd’hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l’Europe» .
Critiqué par quelques courageux, il s’était défendu en déclarant que ses propos n’était qu’une » blague» qui n’aurait pas dû être rapportée par le journaliste. Le genre de blague qui ne fait rire que lui et … les racistes et qui dit long sur le fond de sa pensée…
Je rappelle qu’après le match de qualification France vs Irlande, Finkielkraut sur plusieurs médias (Europe1 etFrance3 « ce soir ou jamais» ) avait glosé sur la victoire de la France et la main de Thierry Henry qui l’avaise permise. Les propos du spécialiste de la morale, sur Europe1, sont antholgiques :
« Le jeu c’est les règles, il y a eu triche, une main visible, une main volontaire. Fort heureusement aucun joueur français n’a pu parler comme Maradona de la ’’main de dieu’’. La France ne s’est pas tiers-mondisé à la faveur de cet événement mais, effectivement, on est là devant un véritable cas de conscience. Est-ce qu’il y a une morale dans le sport, puisque je suis un spécialiste de la morale ?» .
http://www.dailymotion.com/videoxdqwk7
L’incroyable ministre de la Santé et des Sports lors des questions au gouvernement ce mercredi à l’Assemblée nationale a tenu ces incroyables propos :
« Jamais le gouvernement n’aurait dû avoir à s’occuper de la coupe du monde de football. Car c’est la responsabilité de la FFF. Je ne peux que constater comme vous le désastre avec une équipe de France où des caïds immatures commandent à des gamins apeurés. Un coach désemparé et sans autorité. Une fédération française de football aux abois. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de prendre toutes ses responsabilités.»
Morales de l’histoire :
1- quand les bleus gagnent ce sont des français. Quand ils perdent on les renvoie et les réduit à leurs origines sociales, ethniques et même religieuses bien qu’ils ne soient pas tous prononcés sur leurs croyances. Elle est là la république irréprochable ?!!! Pour ma part, la réponse je le connais et elle se résume en cette maxime arabe فاقد الشئ لا يعطيه (je pense à ceux qu’ils soient politiques ou pseudo-intellectuels qui donnent des leçons de morale à tout le monde sans se les appliquer à eux mêmes).
2- on est tous égaux devant les lois de la république. Mais, certains sont plus égaux que d’autres… Traiter des pans entiers de la société de mots inqualifiables, profiter d’une déroute sportive pour essentialiser, ethniciser, créer la zizanie, faire sentir à des citoyens qu’ils sont des citoyens mais de seconde zone. Tout ça est fait sans que ça ne scandalise personne sur la planète médiatico-politique à l’exception de quelques médias rue89, le canard enchainé et arrêt sur images notamment.
3- pendant ce temps, on ne parle pas du plus important à savoir le carnage la réforme des retraites, le Woerthgate, le karachigate, les affaires : Christian Blanc et ses cigares Havane à 12000 euros, Christine Boutin et sa mission à 9500 euros, Christian Estrosi et ses 3 logements de fonctionnement, Fadela Amara et son logement de fonction mis à disposition des membres de sa famille, Alain Joyandet et son permis de construire illégal pour sa maison dans le Var, Rama Yade et son 5 étoiles en Afrique du Sud.
PS : il faudra qu’on m’explique au nom de quoi on a donné le titre « » philosope» à Alain Finkielkraut ?!!! Ne faut-il pas un minimum de sagesse pour avoir ce titre ? Oui je sais je suis de la vieille école…
A lire, cet excellent article de Guy Birenbaum « Nicolas Anelka : l’incohérence d’Alain Finkielkraut« .
La raison
Posted on 14 juin 2010 | 5 responses
« La raison n’est pas automatique. Elle ne peut conquérir ceux qui la nient.»
Ayn Rand
Israel : l’enfant pourri, gâté de l’» Occident»
Posted on 31 mai 2010 | 3 responses
Gaza : territoire palestinien dont le nombre d’habitants s’élève à 1,5 millions. Coincé entre la mer, Israel et l’Egypte, il fait 10 km de largeur et 40 km de longueur. Sous blocus israélien inhumain depuis 2007. A subi une attaque abominable en décembre 2008. Bilan : 1400 morts et des milliers de blessés.
Flottille de la liberté : convoi humanitaire pour lever symboliquement le blocus imposé par Israel à ce territoire. Constituée de :
- 6 bateaux à leurs bords un prix Nobel de la Paix 1976, le Nord-Irlandais Mairead Corrigan Maguire, des députés européens et 700 militants de la paix et de la cause palestinienne.
- l’un d’eux le Navi Marmara a été pris d’assaut par les commandos israéliens ce matin à l’aube. Et ce dans LES EAUX INTERNATIONALES !!!
- bilan : une vingtaine de morts et des dizaines de blessés.
- le convoi pacifique acheminait aux Palestiniens de Gaza 10 000 tonnes d’aides : 500 fauteuils roulants électriques, des fournitures médicales et 100 maisons préfabriqués pour remplacer les maisons détruites lors de l’attaque israelienne inhumaine fin 2008.
La Turquie pays qui a affrété la flotille a vivement réagi et mis en garde Israel contre cet acte de piraterie. Communiqué d’Ankara :
« Cet incident déplorable, qui a eu lieu en pleine mer et constitue une violation claire de la loi internationale, peut entraîner des conséquences irréparables sur nos relations bilatérales» .
L’Union Européenne qui vient d’intégrer Israel à l’OCDE pas plus tard que la semaine dernière s’est contentée de demander une « enquête complète» à Israel sur les circonstances de leur assaut sur la flottille. Tsahal et le gouvernement israélien tromblent de peur et d’appréhension…
Côté Etats Unis, aucune déclaration du prix Nobel de la paix 2009, j’ai nommé Barack Obama. Juste ce communiqué du porte-parole de la maison blanche William Burton :
« Les Etats-Unis regrettent profondément les pertes en vies humaines et les blessés et travaillent à éclaircir les circonstances entourant cette tragédie»
Mais ceux qui liront ce billet et croiront que :
- le droit international ne s’applique qu’à certains et pas à d’autres
- il existe une logique « deux poids deux mesures»
- la valeur d’une vie humaine varie selon si on est fort ou faible
ne sont que des nihilistes même pas sincères !!!
A lire aussi : Israel, l’impunité jusqu’à quand ? par Alain Gresh
Retraites : le faux débat
Posted on 24 mai 2010 | 3 responses
Depuis quelques semaines, le débat sur les retraites fait rage en France. Première remarque rien n’obligeait le gouvernement à ouvrir ce chantier en 2010. En effet, la réforme de 2003 a entériné l’allongement des cotisations à 42 ans – au lieu de 40 ans – d’ici 2012.
Cette décision de changement de calendrier des négociations a été prise soi disant pour rassurer les marchés financiers en faisant passer le message comme quoi la France prend en main la gestion de ses finances publiques. Ce sujet mérite un autre billet car j’ai énormément de mal à concevoir que les Etats soient otages des institutions (banques et par ricochet les agences de notation) qu’ils ont sauvé parce que justement ils les ont sauvés. Cherchez l’erreur…
Ceci étant dit, le plus intéressant dans ces négociations c’est l’écran de fumée que le gouvernement a lancé c’est à dire l’âge de départ à la retraite. Fixé à 60 ans par la gauche quand elle était au pouvoir dans les années 80, il est considéré comme un progré social ce qui était le cas à l’époque. Actuellement il représente un symbole auquel s’attache la gauche et les syndicats. Face à cela l’argument phare du gouvernement actuel c’est qu’on vit longtemps donc il faut qu’on cotise plus.
Mais au délà du symbolique côté gauche et de l’argument mauvaise foi de la droite si on examine la situation dans les faits, 60 ans ça ne veut réellement rien dire. Je m’explique, le marché du travail français souffrent de deux grands maux :
1- actuellement les jeunes entrent de plus en plus tard sur le marché du travail car d’une part la durée des études supérieures est de plus en plus longue. D’autre part, ils ont du mal à trouver du travail. Donc, s’ils veulent avoir leur retraite complète ils sont obligés de travailler au delà de 60 ans.
2- les seniors sont poussés vers la porte ou dans les meilleurs des cas sont mis au placard à partir de … 48/52 ans !!! Au nom de quoi on estime qu’une personne qui a la cinquantaine n’est plus compétente pour travailler je suis incapable de le dire.
Le problème des retraites ne peut être réglé que par l’absorption du chômage. Chose que ni la gauche et encore moins la droite n’ont été capables de faire (le taux de chômage en France tourne autour de 8/9% des fois il monte à 10%). Je le dis d’autant que la France a un taux de natalité parmi les plus élevés d’Europe. D’ici à ce que cette histoire de chômage soit réglée, le gouvernement, les syndicats et l’opposition devront concentrer leurs énergés à répondre à la question : comment financer les retraites ? Que les propositions des uns et des autres soient débattues avec sérieux.
Donc, nous casser les pieds avec ces histoires d’âge légal de départ à la retraite n’est autre qu’une diversion pour atteindre l’objectif final du gouvernement actuel qui est selon moi : toucher des pensions moindre !!! Car compte tenu de l’état actuel des choses, il relève de la science fiction de commencer sa carrière à 25 ans (je suis optimiste !) et d’avoir sa pension complète avec une durée de cotisation obligatoire de 42 ans. A moins que d’ici là les mentalités des entrepreneurs aient évolué…
Autre point, il est injuste d’obliger les gens à ne toucher leur pension de retraite qu’à 60 ans. Si on lève cette obligation l’histoire de la barrière sympolique sautera aussi. Car pour celui qui a commencé à travailler jeune et qui a cotisé le nombre d’année obligatoire il pourra toucher sa retraite à l’âge qu’il veut. Mais bon en France, on adooooooore les polémiques et les discussions longues et limite stériles.
I love you
Posted on 13 mai 2010 | 6 responses
I love you – Omar Faruk Takbilek
RIP papa
Posted on 3 mai 2010 | 56 responses
ان لله و ان اليه راجعون.
كل من عليها فان و يبقى وجه ربك ذو الجلال و الإكرام.
صدق الله العظيم
اللهم اغفر له وارحمه ، وعافه واعف عنه. اللهم إن كـــــــــــــــان محسناً فزد من حسناته وإن كان مسيئاً فتجاوز عنه. اللهم لا تحرمنا أجره ، ولا تفتنا بعده ، واغفر لنا وله.
Repose en paix.